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PLAINTE POUR MORTALITES D’ESPECES PROTEGEES SUR UN PARC EOLIEN A SEVERAC-LE-CHATEAU

Tout au long de l’année 2019, un suivi environnemental du parc éolien de Monfrech à SEVERAC-LE-CHATEAU et LAVERNHE a permis d’établir que plusieurs dizaines d’oiseaux et de chauves-souris protégés ont été retrouvés morts aux pieds des éoliennes. FNE Midi-Pyrénées soutient un certain développement de l’énergie éolienne parce qu’elle est importante pour la réussite de la transition énergétique mais seulement si elle respecte une « transparence écologique ». Dans ce cas précis, elle ne doit  pas remettre en cause le bon fonctionnement  et le bon état  des populations animales, notamment d’espèces protégées présentes sur les territoires où elle s’implante.

Un parc éolien qui entraine la mortalité de nombreuses espèces protégées

De fin 2018 à fin 2019, le bureau d’étude mandaté a pu constater 14 cas de mortalité de chauves-souris et 17 cas de mortalité d’oiseaux[1] (dont 3 Vautours fauve). Ces mortalités sont qualifiées de « modérées à fortes » en comparaison avec celles observées sur les autres parcs éoliens.

Pourtant, ce parc éolien ne bénéficie d’aucune autorisation environnementale pour porter atteinte aux espèces animales protégées, et ne déploie donc pas de mesures environnementales pour limiter ces impacts (ex. : déclenchement de mesures d’arrêt de rotation des éoliennes, d’effarouchement sonore, etc.).

FNE Midi-Pyrénées saisit la justice

Face à cette situation inacceptable pour notre fédération, nous sommes contraints de porter plainte contre X pour destruction d’oiseaux protégés et demander au préfet de l’Aveyron de mettre en demeure l’exploitant en prenant notamment des mesures conservatoires pour protéger immédiatement ces espèces.

Pour Thierry de NOBLENS, Président de FNE Midi-Pyrénées : « l’objectif affiché du développement de l’éolien est la transition écologique mais souvent des intérêts purement financiers se cachent derrière cette intention vertueuse. Quoiqu’il en soit, les populations d’oiseaux et de chauves-souris ne doivent pas être impactées par le fonctionnement des éoliennes, et les exploitants, ici la société SNC ESCO, doivent impérativement prendre des mesures afin d’éviter la mortalité de ces espèces. »

[1] 14 cas de mortalité de chiroptères (dont 6 cas de Pipistrelle commune, 3 cas de Noctule de Leisler, 1 cas de Pispistrelle de Kuhl, 1 cas de Vespère de Savi et 3 cas de pipistrelles non identifiées)
17 cas de mortalité d’oiseaux (dont 3 cas d’Alouette des champs, 1 cas de Bruant jaune, 1 cas de Faucon crécerelle, 2 cas d’Hirondelle de fenêtre, 2 cas de Linotte mélodieuse, 1 cas de Martinet noir, 2 cas de Rouge-gorge familier, 3 cas de Vautour fauve et 1 cas de Verdier d’Europe)