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Stop au DIESEL : nos gaz d’échappement tuent !

En bordure des axes routiers, les murs et trottoirs sont noirs de pollution.
A qui la faute ?
FNE Midi-Pyrénées accuse les gaz d’échappement des véhicules, en particulier des diesels ! A Toulouse, nos « water tag » (graffitis propres) apposés le long des voies de circulation, ont cherché à alerter les automobilistes sur le danger qui nous menace…

Présent sur une majorité de véhicules, le moteur diesel tue, rend malade et coûte cher : morbidité et coûts sanitaires, dégradation des conditions de vie, destruction de l’environnement et amendes à payer aux institutions européennes pour non respect de la législation dus aux dépassements de polluants.

Le constat

Les trois quarts des voitures vendues aux particuliers roulent avec un moteur diesel et plus de 80% du fret se fait par la route. Victime de politiques fiscales, d’aménagement du territoire et de transports qui ont entraîné toute l’économie depuis plusieurs décennies dans le « tout automobile » très diéselisé, la France doit aujourd’hui faire face au revers de la médaille.
Les gaz d’échappement diesel, prétendument moins polluants car moins émetteurs de CO2, sont désormais reconnus comme cancérogènes avérés par l’OMS et sont responsables de l’émission de particules fines et d’oxydes d’azote (NOx) néfastes pour la santé. On estime à 42 000 le nombre de morts par an en France liées à la pollution de l’air par les particules fines, dont celles issues des gaz d’échappement diesel.
Le traitement des maladies liées à la qualité de l’air coûte très cher à la collectivité. Le rapport de la Commission des Comptes et de l’économie de l’environnement concernant « la santé et la qualité de l’air extérieur », publié en juillet 2012, estime que les coûts sanitaires, de la seule pollution de l’air extérieur, s’élèvent à minima entre 20 et 30 milliards d’euros par an pour la France métropolitaine. De plus, le carbone suie (black carbon) contenu dans les particules fines notamment se dépose sur les glaces des pôles et contribue directement au changement climatique, en accentuant leur fonte.

Sortir le diesel de nos villes

Les solutions de mobilité proposées pour l’instant sont insuffisantes pour nous sortir de l’ornière et notamment en ville où les particules fines de diesel sont les plus nombreuses. Les automobilistes sont les premiers exposés dans leur habitacle suivis des cyclistes et des piétons et bien évidemment des riverains. Toute politique de transports et de mobilité durable doit concilier nos besoins de déplacements avec le respect et la préservation de notre qualité de vie et de l’environnement. Selon José Cambou, Vice-présidente de FNE Midi-Pyrénées : « Pour atteindre cet objectif, il convient de se déplacer et transporter moins, mieux et autrement, en agissant aussi bien sur l’offre de transport et les types de mobilités proposées que sur la demande en transports et les comportements.»

Des actions sont possibles !

FNE Midi-Pyrénées appelle en priorité à l’interdiction des véhicules les plus polluants en ville : les voitures individuelles diesel très anciennes.
Pour les personnes, l’association demande le développement des transports en commun, du covoiturage et de l’auto-partage ainsi que le développement des plans de déplacement en entreprises ou interentreprises.
Pour le transport des marchandises en ville, elle préconise l’usage de camions électriques ou hybrides pour les livraisons du dernier kilomètre mais aussi l’utilisation de vélos assistés, etc.
Enfin, FNE Midi-Pyrénées réclame la suppression des avantages fiscaux offerts au diesel.

Clip vidéo à voir : http://www.fne-midipyrenees.fr/index.php?rubrique_id=232