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Point sur les proliférations d’algues sur les côtes métropolitaines

Dans une note de synthèse parue le 3 janvier, le Commissariat général au développement durable (CGDD) a dressé un bilan de la prolifération en France des algues vertes (principalement des ulves dues au nitrate et phosphore), et des algues microscopiques (phytoplancton) potentiellement toxiques.

Les algues vertes ont un impact négatif sur le tourisme et la conchyliculture. Le ramassage et le traitement coûte cher à la collectivité. Par ailleurs la décomposition des algues vertes peut libérer des niveaux d’hydrogène sulfuré (H2S) « supérieurs aux seuils de dangerosité ».

Les algues microscopiques (phytoplancton), « potentiellement dangereuses » pour les poissons et les coquillages, prolifèrent également en France, au débouché des fleuves ou dans les lagunes (cas du bassin d’Arcachon). Ces micro-algues « peuvent avoir des impacts sur la santé » en raison de la libération de toxines (diarrhéiques, amnésiantes, paralysantes) ainsi que sur la biodiversité et l’économie, alerte le CGDD.

Les nutriments arrivent dans les eaux côtières principalement via les fleuves ou par retombée atmosphérique en mer mais aussi par ruissellement et rejet en mer à partir des territoires côtiers.En mer, des concentrations importantes en azote sont observées dans les panaches (zone de rencontre et de mélange des eaux douces et salées) de la Seine, des cours d’eau bretons, de la Loire, de la Charente, de la Gironde et du Rhône.

Pour aller plus loin : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Le_Point_Sur/2014/lps182-proliferation-algues-janvier2014.pdf