Communiqués / Avis

Madame la ministre, l’agriculture irraisonnée assèche le sud-ouest !

Rassemblées sous la bannière du Collectif FNE Adour-Garonne, les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement du Sud-Ouest souhaitent rencontrer la ministre de l’Écologie pour aborder avec elle, a question de la gestion quantitative de l’eau sur leur bassin et la sensibiliser à la nécessité de réformer les pratiques agricoles en vigueur sur le bassin Adour-Garonne.

Depuis la contestation, en 2010, de la Loi sur l’Eau et de son volet réformant la gestion des
prélèvements par une partie de la profession agricole, le gouvernement précédent avait cédé aux exigences dans un but électoraliste et accordé des largesses sans réelle concertation avec
l’ensemble des usagers de l’eau.

Malgré l’abandon – que nous saluons ! – des deux décrets facilitant la construction de retenues
d’eau (le 11 juillet 2012) et la volonté exprimée par les Ministres de l’Écologie et de l’Agriculture de relancer la concertation, les associations de protection de la nature s’inquiètent de la fuite en avant que représente la construction de retenues supplémentaires en Adour-Garonne, largement financée avec l’argent public (jusqu’à 80%) : qu’en est-il des 1900 retenues et 40 barrages déjà existants et de leur évaluation environnementale et économique ? Cette gestion à court terme n’améliorera en rien le problème de surconsommation d’eau et de qualité des milieux sur le bassin.

Militant depuis plusieurs années pour d’autres pratiques que le stockage artificiel de l’eau et la
monoculture de maïs irrigué dans le Sud-Ouest, les associations de protection de l’environnement souhaitent que le gouvernement favorise un modèle agricole prenant davantage en compte les enjeux environnementaux, qu’il s’agisse du changement climatique ou de la gestion de l’eau.

« Il s’agit de revaloriser les fonctionnalités des sols et des milieux via un véritable changement de pratiques et de systèmes et le retour de l’arbre dans les champs (agroécologie, agroforesterie, haies…). Ces « bonnes pratiques » existent déjà. Nous en avons identifiées certaines sur le bassin Adour-Garonne. Elles seront sans nul doute bénéfiques aux ressources en eaux et aux milieux aquatiques, mais également à la biodiversité, aux paysages, à notre alimentation, notre santé … et à l’argent public !», déclare Michel Rodes, Porte-parole du Collectif FNE Adour-Garonne.

PJ :
courrier du Collectif FNE Adour-Garonne à La Ministre de l’Écologie
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